Obligatoires depuis janvier 2006, les alarmes de piscine, pour prévenir la chute d'un enfant dans l'eau, sont au nombre de six vendues aujourd'hui en France. Mais en juin dernier, la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) a mis en cause la fiabilité des systèmes. Le secrétaire d'Etat à la Consommation Luc Chatel a donc décidé de retirer du marché cinq des six alarmes.

Ces "alarmes à détection d'immersion ne peuvent garantir pleinement la sécurité des bassins" et empêcher la noyade de jeunes enfants, a conclu notamment la CSC. La liste précise des fabricants concernés va être mise en ligne sur le site de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Pour rappeler les systèmes achetés par les particulier, un courrier leur sera adressé pour qu'ils puissent les modifier ou les changer.

Fixées au bord des piscines privées, ces alarmes sont supposées détecter l'immersion accidentelle d'un enfant de moins de six ans. Elles constituent l'un des quatre dispositifs, avec les barrières, les abris et les couvertures, que les propriétaires peuvent choisir pour assurer la sécurité de leur bassin. "Nous avons encore une cinquantaine de décès par noyade chaque année, la majorité de ces décès concernent des enfants", a rappelé M. Chatel.

Vingt-et-un enfants de moins de six ans sont morts de noyade dans une piscine familiale en 2006, selon les derniers chiffres de l'Institut de veille sanitaire.