D’après une étude de l’Insee*, la situation conjugale, familiale et les risques de mortalité sont fortement liés. Ainsi, ceux qui n’ont jamais vécu en couple ont une espérance de vie plus courte. En cause : un mode de vie moins tranquille.

Parmi les 40-90 ans, 80 % des hommes vivent en couple contre 65 % des femmes. Cela tient du fait que, veufs, divorcés ou simplement séparés, les hommes ont tendance à se remettre avec une femme plus jeune tandis que les veuves, elles, préfèrent rester seules. Par ailleurs, n’avoir jamais vécu en couple est plus fréquent en bas de l’échelle sociale pour les hommes, et en haut pour les femmes. De plus, fragilisés et esseulés, ces personnes verront leur état de santé se dégrader plus vite que d’autres.

Chez les jeunes adultes, vivre au quotidien seul augmente le risque de mourir plus jeune. Ainsi, les hommes entre 40 et 60 ans n’ayant jamais fait l’expérience de la vie à deux souffrent d’une mortalité supérieure à celle des hommes en couple. Mais ce risque baisse dès que vous passez 50 ans. Le rapport des risques diminue jusqu’à 1,4 pour les hommes et 1,7 pour les femmes. * Etude parue en août 2007.